Les escales incontournables le long de la côte est
La Petite Anse de la Corderie
Rapidement après le départ, une première halte s’impose à l’Anse de la Corderie. Cette petite plage intime séduit par son ambiance paisible, bordée de tamaris et de rochers ronds. Par marée basse, on observe souvent les oiseaux marins venus chercher leur pitance dans les laisses de mer. C’est aussi l’un des meilleurs spots pour admirer la mosaïque de galets façonnée par la mer.
- Espèces remarquables : huîtriers-pies, aigrettes garzettes, courlis cendrés (source : LPO Bretagne).
Le village du Guerzido et la chapelle Saint-Michel
Longez le petit hameau du Guerzido, puis bifurquez (à marée basse uniquement et avec prudence) pour un crochet vers la chapelle Saint-Michel perchée sur sa colline. De là-haut, le panorama sur le large est impressionnant : plus de 86 îlots émergent à marée basse, constellant la mer comme un archipel miniature (source : Conservatoire du Littoral).
Les chaos granitiques et les prairies littorales
Au fil du sentier, le paysage se fait plus escarpé, presque sauvage : les fameux chaos granitiques de Bréhat apparaissent en surplomb de criques où la mer s’engouffre. C’est ici que l’on perçoit toute la puissance de la géologie locale, héritée du socle armoricain de plus de 600 millions d’années (source : Musée de la Géologie de Bretagne). Des lichens orange et or tracent de véritables fresques naturelles sur les rochers.
- Le granit rose de Bréhat, unique par sa teinte, fait partie des plus anciens d’Europe.
- Les prairies alentour regorgent de fleurs : immortelle des dunes, oeillet des Chartreux, armérie maritime…
La Pointe du Guerzido et la Roche Plate
À mi-parcours, une pause s’impose à la Pointe du Guerzido. D’ici, la vue se déploie vers les eaux vives du chenal du Trieux, où le courant s’accélère à chaque marée. Les plus attentifs remarqueront la silhouette effilée de la Roche Plate, refuge pour les cormorans et, occasionnellement, pour les phoques gris observés entre avril et septembre (source : Réseau National d’Observation des Mammifères Marins).
- Conseil observation : Se munir d’une paire de jumelles pour ne rien manquer du ballet des oiseaux et des poissons qui se regroupent à cet endroit poissonneux.
Les landes littorales : entre bruyères et parfum d’iode
À mesure que l’on progresse vers le nord, la lande s’invite, tapissant le littoral de couleurs changeantes selon la saison. L’été, la bruyère cendrée et la callune, tirant sur le violet, dominent le paysage. Au printemps, c'est l’éclat doré des ajoncs qui perce. On rencontre aussi le rare crithme maritime, une plante comestible également appelée “fenouil de mer”.
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Espèces botaniques localisées : fucus denté, euphorbe des rivages, plantain maritime, lis maritime.
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À sentir : L’iode et les senteurs mêlées de fenouil sauvage, notamment après une averse ou au lever du soleil.